HAUTES-ALPES : Réunion du Comité des tunnels à Saint Crépin

jeu 29 nov 2018

Douze départements (allant des Hautes-Alpes et ses voisins Drôme, Isère, Savoie mais aussi des collectivités comme les Pyrénées orientales, le Bas-Rhin ou l’Aveyron), la Métropole de Nice et le Centre d’étude des tunnels étaient réunis ce jeudi à l’aérodrome de Saint-Crépin à l’invitation du Comité des tunnels, un groupe de travail composé de spécialistes en la matière (Directeurs de services des routes, ingénieurs, techniciens spécialisés dans les tunnels).

Ce groupe se réunit deux fois par an, avec à son ordre du jour l’examen des problématiques rencontrées par les collectivités et des retours d’expérience. La réunion de ce jour concerne plus particulièrement les interventions d’urgence ou programmées au titre de la maintenance.

Pour Marcel Cannat, vice-Président du Département des Hautes-Alpes en charge des routes et infrastructures, ‘‘cette réunion dans les Hautes-Alpes revêt une importance particulière puisque nous avons été amenés à travailler avec nos voisins de l’Isère sur le tunnel du Chambon. Nous gérons avec la Savoie le tunnel du Galibier et avons sur notre territoire 23 tunnels à entretenir et surveiller, dont 8 de plus de 300 mètres.’’

Cette réunion a donc été l’occasion de présenter un certain nombre de problématiques en cours : ‘‘le tunnel du Galibier, par exemple, est alimenté en électricité par des panneaux solaires qui nous imposent des contraintes de fonctionnement et d’organisation assez importantes’’, note Marcel Cannat. ‘‘Nous avons donc le projet avec la Savoie de l’alimenter de manière plus traditionnelle et pérenne. C’est un projet qui suit son cours.’’

Autre tunnel, autre problématique. Celui du Parpaillon est perché à 2600 mètres d’altitude. ‘‘Certes, il n’est ouvert que quatre mois par an et essentiellement emprunté par des VTT et 4x4 mais son ouverture par les services du Département relève du tour de force à chaque fois, compte tenu des conditions à cette altitude. Il est donc logique que nous réfléchissions à ce que nous pouvons faire là-haut,’’ poursuit le vice-Président.

Et non loin de l’aérodrome de Saint-Crépin, l’accès principal au Queyras se fait en empruntant un itinéraire parcourant les gorges du Guil où de nombreux tunnels sont également présents.

Ces ouvrages doivent être l’objet d’une attention permanente de la part du Département compte tenu de l’enjeu qu’ils représentent. Des travaux de génie civil seront en outre conduits sur le tunnel des Roches Violettes en 2019.

Le Comité des tunnels existe depuis une dizaine d’années. Pour Marcel Cannat, ‘‘cette réunion dans les Hautes-Alpes est une grande fierté. Elle nous permet d’avancer en confiance grâce aux avis de spécialistes en la matière et de partager les réflexions et travaux que nous menons sur notre territoire. C’est aussi un très beau signe de reconnaissance pour le niveau d’expertise des équipes du Département.’’